Lancement des travaux de pose des fondations de la mosquée d’Alger
Les travaux de pose des fondations de la mosquée d'Alger dont la réception est prévue au deuxième semestre 2015 ont été lancés dimanche à Alger. Le délai de réalisation de ce projet sis dans la commune de Mohammedia (est d'Alger) est fixé à 42 mois avec un coût évalué 01 milliard d'euros. Sa réception est prévue en septembre 2015. Ce projet devrait créer 17.000 emplois dont 10.000 postes pour les Algériens. Le ministre des affaires religieuses et du wakf, M. Bouabdallah Ghlamallah a assisté à la cérémonie de lancement des travaux aux côtés de l'ambassadeur de Chine à Alger Liu Yuhe, du directeur général de l'agence nationale de réalisation de la grande mosquée d'Alger, M. Aloui Mohamed Lakhdar, et du sous directeur de la société chinoise de réalisation. Le ministre des affaires religieuses a reçu, à cette occasion, des explications sur le projet aux plans de l'architecture, des structures et de l'esthétique. "La construction de cet édifice représente un nouveau jalon dans les relations algéro-chinoises", a indiqué le ministre, insistant sur le respect des délais de réalisation. L'ambassadeur chinois à Alger a, de son côté, insisté sur les efforts des deux pays pour réaliser ce grand édifice avec la précision et le professionnalisme qui s'imposent en respectant les délais impartis". Le lancement effectif des travaux est intervenu après la signature du contrat de réalisation et la remise de l'ordre de service à la société chinoise publique de réalisation "China State Construction Engineering Corporation" (CSCEC), a indiqué le directeur général de l'agence nationale de réalisation de la mosquée d'Alger . Le projet se compose de 12 bâtiments indépendants, disposés sur un terrain d'environ 20 hectares avec une surface brute de 400.000 m2. La mosquée qui sera bâtie selon un système d'isolement parasismique, sera dotée d'une salle de prière d'une capacité de 120.000 fidèles dans le pur style maghrébin. La maquette présentée en octobre dernier au président de la République M. Abdelaziz Bouteflika comporte une salle de prière ornée de marbre, de pierres naturelles et surmontée d'une voûte gigantesque comportant des ouvertures qui laissent passer la lumière le jour et éclairent la salle la nuit. La maison du Coran est également prévue dans le projet destinée au étudiants en post graduation ainsi qu'un centre culturel islamique. L'édifice comporte également une bibliothèque de 2000 places disposant d' un million d'ouvrages. Le minaret de la mosquée de style maghrébin, haut de 300 m a été conçu dans l'esprit de la symbolique du chiffre cinq en allusion aux cinq piliers de l'Islam. Ce minaret renferme un musée d'histoire, des centres de recherche historique et scientifique et est doté de deux ascenseurs qui permettent aux usagers d'admirer la ville d'Alger et ses environs. Un parking d'une capacité de 6000 places est également inscrit au projet. L'étude du projet avait été confiée en janvier 2008 au groupement allemand "KSP-Engel und Zimmermann GmBH", "Krebs und Kiefer international GmBH & Co" et "Krebs und Kiefer & Partners International" qui avait remporté le concours national et international de réalisation de la grande mosquée d'Alger.Des peines allant jusqu’à la perpétuité contre cinq trafiquants de drogue
Le tribunal criminel près la cour d'Alger a prononcé dimanche des peines allant jusqu'à la perpétuité contre cinq accusés poursuivis pour constitution d'une bande criminelle organisée spécialisée dans le trafic de drogue. Le juge Benkharchi Omar a condamné l'accusé Belkasmi Lakhdar à la perpétuité, l'accusé Chetouane Ahmed à douze (12) ans de prison ferme et les accusés Benfarhat Yacine, Daabouz Fouad et Mostfaoui Samir à sept (07) ans de prison ferme. Selon l'arrêt de renvoi, les faits remontent au 31 décembre 2007 lorsque les services de sécurité ont reçu des informations signalant la présence d'une bande de trafiquants de drogue au niveau de la cité Boulahia Amar de Bourouba à El-Harrach (Alger). Après son arrestation par les services de sécurité, l'accusé Benfarhat Yacine a reconnu être en possession d'une quantité de drogue destinée à la vente et divulgué le nom de l'individu qui l'a chargé de cette mission, à savoir l'accusé Chetouane Ahmed. La perquisition du domicile de l'accusé Chetouane Ahmed a permis la découverte de 15 kilogrammes de cannabis. Il a aussi avoué que Benfarhat et Mostfaoui lui avaient remis une quantité de 40 kilogrammes de dogue pour la vendre. L'accusé a également reconnu appartenir avec Belkasmi Lakhdar à un réseau international de trafic de drogue à travers la frontière entre le Maroc et l'Algérie.Coppola a reçu deux fois la Palme d’or. Pour quels films?
Durant la quinzaine, testez vos connaissances en cinéma et en croisette. Aujourd'hui : les cinéastes multi-récompensés (à l'occasion de la présentation du dernier film d'Haneke ce dimanche, lui-même trois fois honoré).Éducation nationale : les proviseurs continuent à boycotter leurs tâches
A quelques jours des épreuves du baccalauréat, les directeurs et proviseurs des lycées affiliés à l’Unpef ont décidé de continuer à boycotter les activités administratives. Réunie hier, samedi, au siège de l’Unpef à Alger, la Commission nationale des directeurs et proviseurs de lycée a décidé de maintenir leur mouvement de protestation consistant à boycotter les activités d’ordre administratives sans toutefois perturber la tenue de l’examen du baccalauréat. Entre autres travaux boycottés, figure la délivrance des dossiers relatifs à la mobilité des fonctionnaires, les relevés administratifs de rendement des fonctionnaires, des horaires supplémentaires et de soutien ainsi que les relevés d’absences. Les directeurs et proviseurs des établissements secondaires revendiquent le gel du statut particulier des travailleurs de l'éducation en attente de signature. Alors qu’elle s’attendait à la consécration de son droit au classement et à la classification cette corporation s’est dite déçue par le contenu de la mouture finale du projet du statut particulier des travailleurs du secteur de l’éducation. La commission a expliqué que le texte a privé les directeurs et censeurs des lycées d’être promus au poste d’inspecteur de l’éducation nationale, comme le stipule l’article 174 du statut en question. Aussi, ce corps revendique une classification à l’échelle 16 au lieu de la 14, soit un statut équivalant à celui de l’enseignant formateur de l’enseignement secondaire. La commission avait antérieurement menacé de boycotter les conseils de classes et la tenue des examens si ses doléances ne sont pas prises en charge par la tutelle. Par ailleurs un rassemblement est prévu dimanche 27 mai devant le ministère de l’éducation nationale pour interpeller, une nouvelle fois, la tutelle.Le Maroc défie l’ONU et veut impliquer l’Algérie, À quoi joue le royaume chérifien ?
Par cette attitude à tout le moins irresponsable, le Royaume chérifien pourrait parfaitement rechercher à pousser le Front Polisario à la faute, c’est-à-dire à reprendre les armes pour défendre les droits du peuple sahraoui.
Le gouvernement marocain a annoncé jeudi qu’il ne faisait plus confiance à Christopher Ross, l’accusant injustement de partialité. Aussi, ce dernier, auquel le secrétaire général de l’ONU a réaffirmé toute sa confiance, a annulé une visite aux territoires du Sahara occidental programmée de longue date.
C’est un rapport de l’ONU particulièrement critique à son égard qui a fait sortir le gouvernement marocain de ses gonds, n’hésitant pas à porter la responsabilité d’une grave crise diplomatique et d’un regain de tension dans la région. Le Royaume chérifien vient, une fois de plus, de donner la mesure de son entêtement et de sa volonté de faire barrage à toutes les solutions qui permettent au peuple sahraoui de présider à sa destinée, conformément au droit international qui consacre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Par cette attitude à tout le moins irresponsable, le Royaume chérifien pourrait parfaitement rechercher à pousser le Front Polisario à la faute, c’est-à-dire à reprendre les armes pour défendre les droits du peuple sahraoui. Une telle situation revêtirait un caractère grave et aurait des implications incalculables sur la stabilité de toute la région déjà fragilisée par des difficultés économiques et des bouleversements politiques. Cela pourrait aussi remettre en cause les prémices d’un réchauffement des relations entre Rabat et Alger si nécessaire pour envisager la construction d’un ensemble nord-africain voulu et espéré par les peuples.
Le jeu marocain est particulièrement dangereux et néfaste. Il suffit, pour s’en rendre compte, de lire la presse marocaine, qui traduit assez fidèlement la position officielle du gouvernement. Ainsi, prenant comme prétexte le soutien de l’Algérie à M. Christopher Ross, et à travers lui à M. Ban Ki-moon et à la mission de l’ONU au Sahara occidental, la presse s’empresse de conclure que les dirigeants algériens sont “sortis du bois” et confirment leur qualité de “protagonistes” dans le conflit par “Front Polisario interposé”. Elle en veut pour preuve le fait qu’en 2009, l’Algérie a désavoué le prédécesseur de Christopher Ross, le Néerlandais Peter Van Walsum, qui avait alors outrepassé ses prérogatives et failli à ses devoirs d’objectivité et d’impartialité. L’Algérie a d’ailleurs eu gain de cause tant la faute de l’émissaire onusien était évidente.
La vérité est que la presse marocaine, comme les dirigeants du royaume, sont gênés par une position algérienne constante, ferme et respectueuse du droit et des institutions internationales. Alors que l’Algérie considère, à juste titre, que le problème du Sahara occidental est un problème de décolonisation qui doit être traité comme tel, le Royaume chérifien n’a de cesse d’en faire “un conflit régional” impliquant l’Algérie comme protagoniste, malgré elle. L’attitude de la diplomatie marocaine lors des obsèques de l’ancien président de la République, Ahmed Ben Bella, condamnée unanimement même à l’intérieur du Royaume, montre sa fébrilité dès qu’il s’agit de l’Algérie. Les dirigeants du royaume savent pourtant que leur position est intenable et qu’ils ne doivent de faire perdurer l’injustice à l’égard du peuple sahraoui que grâce à quelques amitiés douteuses d’outre-Méditerranée. À quoi joue donc le royaume chérifien ?
M. A. B



